François Hollande
« Le changement c’est maintenant »
Une centaine de militants du Parti Socialiste du Territoire de Belfort ont participé dimanche à un casse-croute amical et convivial, histoire de se retrouver entre amis pour parler élection présidentielle. Guy Berthelot notre premier secrétaire fédéral a accueilli les militants et n’a pas manqué de remercier l’équipe d’organisation pour ce très bon mùoment avant de céder la parole à Anne-Marie Forcinal et Yves Ackermann. Les deux intervenants ont rappelé avec force comme il est important que tout le monde s’engage à fond dans cette campagne présidentielle car « le changement c’est maintenant » qu’il est possible.
Dimanche le 18 Mars 2012 - PS-PRG : la mobilisation
Comme dans mille autres endroits en France, la Maison du peuple a servi de marmite électorale hier, à l’initiative du PS et de son allié le parti radical de gauche. Revêtus du tee-shirt pro Hollande, les militants ont concocté un menu consistant, comme l’explique Selim Guemazi, animateur fédéral au sein du PS, chargé de cette journée de mobilisation : « C’est une opération portes ouvertes où chacun peut découvrir et s’accaparer les documents de la campagne. Autour de François Hollande, il y a différents niveaux de mobilisation et tout le monde doit pouvoir y trouver sa place ».
Pour Guy Berthelot, premier secrétaire fédéral du PS, la sauce est en train de prendre : « A travers cette opération coup de poing qui précède de peu la campagne officielle, socialistes et radicaux de gauche, en attendant que le MRC nous rejoigne, veulent montrer leur volonté. Cette mobilisation s’inscrit dans un éventail d’initiatives, comme par exemple l’action du jeudi. Toutes les semaines, à midi, nous sommes sur le terrain autour de thèmes très ciblés, comme la fermeture d’écoles ou la journée de la femme ».
Sous la forme d’un « test comparatif » qui séduit Christian Leblanc, premier secrétaire fédéral du PRG : « Nos militants ont besoin d’outils de persuasion. L’un d’entre eux est un petit quiz qui met en parallèle, sur des questions essentielles, les promesses de Nicolas Sarkozy et ce qui a été réellement accompli ».
Yves Ackermann, président socialiste du conseil général, souligne la nécessité de cette implication collective en regardant dans le rétroviseur de la gauche : « En 2002 pour Jospin, il n’y avait pas suffisamment de mobilisation militante. Il disait lui-même qu’il lui manquait une voix par bureau de vote pour figurer au second tour. En 2007 pour Royal, les élus avaient été tenus à l’écart. Hollande a compris que la compagne devait se faire sur le terrain. Il faut aller au contact de la population ».
Quitte à prendre des leçons chez Obama par formateurs interposés. Pour le Territoire de Belfort, ce sont Stéphane Maire et Isabelle Rémy qui ont bénéficié de cette approche, lors d’un stage à Paris. Ils ont ensuite eux-mêmes formé quatorze « mobilisateurs », selon le terme choisi. Pour Guy Berthelot, il s’agit d’aller au-delà des tractages habituels : « Nous avons la volonté de gagner et l’impatience est grande. Cette journée est un succès. Le démarchage à domicile va démarrer lundi ». Et un meeting est en préparation à Belfort.
François ZIMMER
Yves Ackermann et Christian Leblanc au milieu des militants : « On sent un réel engouement ! »
J’ai été investi le 22 octobre dernier comme candidat du Parti socialiste et des Radicaux de gauche pour l’élection présidentielle de 2012.
Je mesure l’espoir que je représente pour le peuple de gauche aussi bien que la confiance qui m’a été transmise à l’issue du processus des primaires. Jamais candidat n’aura été aussi solidement investi, jamais candidat n’aura eu autant de responsabilités devant l’Histoire : relever notre République abîmée, réconcilier notre peuple fragmenté par une décennie de politique injuste, offrir à notre jeunesse un avenir qu’elle mérite.
Le service de l’Etat, de la République, la lutte contre les injustices n’ont jamais cessé de rythmer mon existence. C’est la raison pour laquelle j’intègre Sciences Po, où je prends la tête de l’UNEF, que je vais à HEC, puis à l’ENA où je milite pour une réforme démocratique de cette institution. L’attirance pour la politique, l’adhésion aux idéaux de gauche et l’intérêt pour la démarche de François Mitterrand se sont affirmés durant ces années. Ma vie politique débute en Corrèze en 1981, où commence ce long combat face à J. Chirac. Sans doute n’imagine-t-il pas que non seulement je ferai basculer son département à gauche, que j’y ferai ma terre d’élection, le lieu de ma légitimité, mais qu’en plus je deviendrai son premier opposant à partir de 2002 comme Premier secrétaire du Parti socialiste.
Durant ces onze années à la tête de mon parti, quels qu’eurent été les enjeux, dans la victoire comme dans la difficulté, je ne me suis jamais laissé détourner de mon devoir. La ténacité, l’abnégation, la volonté, sont autant de vertus que j’ai développées durant cette mission.
Ce nouveau défi, le plus important de toute ma vie, je le relèverai avec vous, avec les forces que j’ai développées durant ces années et avec les valeurs, les croyances, celles qui, dans le for de ma conscience ont guidé mon chemin et m’ont conduit à défendre nos valeurs lors de l’élection présidentielle.
François Hollande








